Pourquoi Hambourg a banni les capsules de café des établissements publiques ?

Pourquoi Hambourg a banni les capsules de café

Cela fait déjà plusieurs années que la ville allemande de Hambourg a mis en place une politique pour un approvisionnement plus écologique des administrations locales. Parmi les mesures adoptées, on y trouve, entre autres, la suppression des achats de capsules de café, de bouteilles en plastique ou de produits détergents contenant du chlore. Nous vous expliquons alors les raisons de cette démarche.

Les capsules de café : Des déchets non nécessaires et encore mal recyclés

Le rapport de 150 pages sur les recommandations liées aux achats, adopté par la ville indique clairement que les capsules “entraînent une consommation inutile de ressources et une production de déchets, et contiennent souvent de l’aluminium polluant”. La complexité de l’emballage liée à l’usage de différents matériaux les rend difficiles à valoriser dans les usines de recyclage. À titre informatif, on estime qu’en France, aujourd’hui, seulement 20% des capsules seraient bien recyclées.

Il y a un autre problème, les capsules de café,  «C’est 6 grammes de café dans 3 grammes d’emballage», explique Jan Dube, porte-parole du ministère de l’Environnement et de l’Énergie de Hambourg. Précisant aussi que ” à Hambourg, nous pensions qu’il ne fallait pas en acheter avec l’argent des contribuables.” Cette exemple est représentatif de la volonté de la ville de réduire tout emballage non nécessaire, liant à la fois cohérence écologique et économie budgétaire.

Une politique d’achat responsable et de réduction des déchets

La politique adoptée ne vise pas spécialement les capsules de café mais plus globalement les produits polluants. Les recommandations touchent aussi les emballages en plastique, les produits électriques ou électroniques, les systèmes d’éclairages, les modes de transport ou même les uniformes municipaux. Avec ces mesures, la ville envoie ainsi un signal fort, et disposant d’un pouvoir d’achat de plusieurs centaines de millions d’euros par an, elle contribue directement à la réduction de ces produits nocifs pour l’environnement. 

Jan Dude explique que « Sur le principe, la démarche a fait l’objet d’un large consensus » et que les seuls points d’interrogation étaient budgétaires. Cependant, ces mesures sont prévues pour ne pas générer de dépenses supplémentaires à moyen terme.

Une démarche simple pouvant servir d’exemple aux entreprises et administrations

L’initiative portée par la ville est novatrice mais pourtant simple à mettre en place. Les coûts de l’audit et de la mise en place opérationnelle d’alternatives aux produits trop polluants étant couverts par les économies générées par ces changements (le café en grains par exemple, est beaucoup moins coûteux que les capsules, et peut être facilement disponible chez un torréfacteur de votre région). L’exemple parfait d’une initiative écologique et économique. 

Cette politique sert aujourd’hui d’exemple aux autres administrations publiques, mais pas seulement. De nombreuses entreprises adoptent elles aussi, sans peut-être même le savoir, des politiques similaires d’achats responsables. L’achat d’une fontaine à eau, la mise en place d’une machine à café à grains, la suppression des gobelets ou autres couverts jetables sont des bons exemples d’initiatives écologiques, économiques et simples à mettre en place au bureau.

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